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Un bœuf confit parfumé pour un soir tranquille
Il y a des soirs où l’on a simplement envie de laisser le four travailler à sa place. Dans ces moments-là, ce bœuf confit à l’orange et au vin rouge tombe à point nommé. Vous lancez la cuisson, vous vaquez à vos occupations, et peu à peu, la maison se remplit de parfum.
Au bout de quelques heures, la viande devient presque mangeable à la cuillère, tellement elle est fondante. Par ailleurs, la sauce au vin rouge et au jus d’orange accroche juste ce qu’il faut à la cuillère, bien nappante. On retrouve ce mélange sucré-acidulé qui réveille le bœuf sans jamais le masquer.
Au départ, j’avais un peu peur que l’orange domine tout. Pourtant, le zeste reste assez discret, tout en apportant une chaleur très agréable. Avec le long mijotage, les saveurs se fondent doucement les unes dans les autres, et le résultat devient très harmonieux.
Il faut simplement prévoir du temps, puisque la cuisson dure environ trois heures à feu très doux. En revanche, ce plat supporte remarquablement bien d’être préparé à l’avance. Réchauffé le lendemain, il gagne encore en profondeur et en rondeur.
Si vous pensez déjà à ce plat pour le week-end, c’est l’occasion idéale. D’abord, préparez votre liste de courses, puis sortez une belle cocotte en fonte, et enfin passons aux ingrédients. Vous verrez, la recette n’est pas compliquée : il faut surtout de la patience, un bon vin et un peu de soin.
Les ingrédients pour un bœuf confit riche et parfumé
- 1,2 kg de bœuf à braiser, coupé en gros morceaux
- 75 cl de vin rouge corsé, type bordeaux
- 2 oranges non traitées, pour le jus et le zeste
- 2 carottes moyennes, coupées en grosses rondelles
- 2 oignons jaunes, émincés assez finement
- 2 gousses d’ail, simplement écrasées
- 2 cuillères à soupe d’huile neutre pour la cuisson
- 20 g de beurre, pour finir la sauce
- 2 cuillères à soupe de concentré de tomate
- 1 branche de céleri, en petits tronçons
- 2 feuilles de laurier
- 1 branche de thym frais ou sec
- 1 cuillère à soupe de sucre ou de miel léger
- Sel fin, à utiliser en plusieurs fois pour assaisonner
- Poivre fraîchement moulu, généreusement
Les étapes pour un bœuf ultra fondant sans dessécher la viande
- Étape 1. Sortez le bœuf du réfrigérateur environ trente minutes avant la cuisson, puis salez légèrement les morceaux. Pendant ce temps, épluchez les carottes, les oignons et l’ail. Coupez les carottes en rondelles d’environ un centimètre afin qu’elles tiennent bien à la cuisson sans se déliter.
- Étape 2. Faites ensuite chauffer l’huile dans une cocotte sur feu assez vif. Déposez les morceaux de bœuf et faites-les dorer sur toutes les faces, deux à trois minutes par côté. Cherchez une belle croûte brune, car c’est elle qui apportera un maximum de goût à la sauce.
- Étape 3. Retirez la viande et réservez-la, puis baissez le feu à moyen. Ajoutez les oignons, le céleri, les carottes et l’ail. Faites revenir une dizaine de minutes en remuant souvent, jusqu’à ce que les oignons prennent une légère couleur dorée. Incorporez alors le concentré de tomate et laissez cuire encore deux minutes pour le torréfier un peu.
- Étape 4. Versez le vin rouge, puis grattez bien le fond de la cocotte avec une cuillère en bois pour décoller tous les sucs. Ajoutez ensuite le jus des oranges, leurs zestes très fins, le sucre, le laurier et le thym. Portez à petite ébullition pendant cinq minutes afin de laisser l’alcool s’évaporer.
- Étape 5. Replacez le bœuf dans la cocotte avec le jus qu’il a rendu. Complétez avec un peu d’eau si besoin : la viande doit presque être entièrement couverte. Couvrez, puis glissez la cocotte au four à 150 °C, chaleur douce. Laissez cuire tranquillement pendant environ trois heures.
- Étape 6. Toutes les quarante-cinq minutes, ouvrez le four pour vérifier la cuisson. Retournez les morceaux de viande afin d’obtenir une cuisson uniforme. Si le niveau de liquide baisse trop, ajoutez un peu d’eau chaude. La viande est prête lorsque la lame d’un couteau y pénètre sans aucune résistance, comme dans du beurre.
- Étape 7. Sortez délicatement les morceaux de bœuf et gardez-les au chaud, bien couverts. À ce stade, vous pouvez filtrer la sauce pour retirer les légumes ou au contraire les laisser, selon votre goût. Faites ensuite réduire la sauce sur feu moyen pendant dix à quinze minutes, jusqu’à ce qu’elle nappe le dos d’une cuillère.
- Étape 8. Hors du feu, ajoutez le beurre froid coupé en petits dés et fouettez pour lisser la texture. Goûtez, puis rectifiez l’assaisonnement en sel et en poivre. Replacez enfin le bœuf dans la sauce bien chaude, laissez reposer cinq à dix minutes, et servez aussitôt.
Petites astuces pour un bœuf confit réussi (et rattrapé)
Une erreur fréquente consiste à laisser la cuisson bouillir trop fort, ce qui malmène le jus. Dans ce cas, baissez immédiatement la température du four à 130 °C et ajoutez une petite louche d’eau chaude. L’objectif reste de maintenir un frémissement très léger, presque silencieux.
Si vous manquez de vin, ne vous inquiétez pas : remplacez simplement un tiers du liquide par un bon bouillon de bœuf. Pour 75 cl prévus, utilisez par exemple 50 cl de vin et 25 cl de bouillon. La sauce sera un peu moins fruitée, mais plus corsée, avec un côté jus de rôti concentré.
Pour obtenir une sauce encore plus veloutée, écrasez quelques rondelles de carottes cuites directement dans le jus avant la réduction. Elles vont épaissir la sauce naturellement, sans ajout de farine. Vous verrez, la texture devient légèrement soyeuse tout en gardant une belle brillance.
Si vous ne possédez pas de cocotte allant au four, réalisez la cuisson entièrement sur feu très doux avec un couvercle lourd. Certes, je préfère la cuisson au four, plus régulière, mais votre plaque fonctionnera très bien aussi. Pour le service, prévoyez des assiettes bien chaudes ou un grand plat familial à poser au centre de la table.
Un bœuf confit à refaire souvent pour des repas chaleureux
Autour de la table, ce plat fait toujours son petit effet. La cocotte arrive fumante, la sauce brille, et le bœuf se détache tout seul à la fourchette. C’est typiquement le genre de recette que l’on ressort les dimanches d’hiver, sans jamais s’en lasser.
Ce que j’aime particulièrement, c’est le contraste entre la viande ultra fondante et la sauce un peu vive grâce à l’orange. Chaque bouchée reste très confortable, mais jamais lourde. En somme, c’est un plat généreux, avec pourtant une belle touche de fraîcheur lumineuse.
Vous pouvez facilement changer l’ambiance, par exemple en jouant avec les agrumes. Un citron légèrement confit donnera un résultat plus tranchant et plus vif. Vous pouvez aussi ajouter quelques épices douces, comme une pointe de cannelle, pour un parfum presque oriental.
Ensuite, à vous de vous approprier la recette. Gardez la base vin rouge et orange, puis amusez-vous avec les garnitures, les épices et les accompagnements. Surtout, partagez ce plat : c’est un bœuf qui aime la convivialité, les grandes tablées et les sauces qu’on finit avec un bon morceau de pain.
FAQ
Combien de temps faut-il prévoir pour cuire le bœuf confit à l’orange et au vin rouge ?
La cuisson dure environ trois heures à feu très doux, au four à 150 °C. Il faut aussi compter le temps de préparation des ingrédients et de coloration de la viande et des légumes.
Quel type de viande et de vin utiliser pour cette recette ?
On utilise environ 1,2 kg de bœuf à braiser, coupé en gros morceaux. Le vin doit être rouge et corsé, de type bordeaux, pour donner une sauce riche et parfumée.
Comment éviter que la viande ne dessèche pendant la cuisson ?
La viande doit être presque entièrement couverte de liquide et cuite à frémissement très léger. Il faut vérifier régulièrement, retourner les morceaux et ajouter un peu d’eau chaude si le niveau de liquide baisse trop.
Peut-on préparer ce bœuf confit à l’avance ?
Oui, ce plat supporte très bien d’être préparé à l’avance. Réchauffé le lendemain, il gagne même en profondeur et en rondeur de goût.
Que faire si l’on n’a pas de cocotte allant au four ?
La cuisson peut se faire entièrement sur feu très doux avec un couvercle lourd. Il faut alors veiller à maintenir un frémissement léger et à surveiller un peu plus souvent le niveau de liquide.


